François ROBINNE

Chercheur

Directeur de 2012 à 2016

 

Menée simultanément à Paris-X Nanterre (licence d’ethno), à l’INALCO – alors Langues’O – (DREA de birman), et à l’EHESS (thèse soutenue en 1985), ma formation fut complétée par les cours au Collège de France à la chaire de « sociographie de l’Asie du Sud-Est » de Lucien Bernot. Dans le sillage de ce maître, mais également de A.G. Haudricourt et de l’équipe « Techniques et culture » (Cresswell, Sigaut, Mahias, Lemonnier), je me suis dans un premier temps intéressé à la gestuelle, à l’alimentation, à l’architecture en Birmanie, au rapport à la mer aussi, et, plus généralement, à l’urbanisme social dans ce qu’il peut avoir de plus quotidien. A partir de 1994, j’orientais mes recherches sur les relations inter-ethniques : en milieu bouddhique tout d’abord (Etat Shan et Birmanie centrale), puis en milieu chrétien (Etats Kachin et Chin). Au tournant des années 2000, une dimension épistémologique fut donnée à la problématique des réseaux trans-ethniques, des identités hétérogènes et des « paysages de l’hybridité » (Moussons 17). Si j’en suis venu à ne plus me désigner ni comme ethnographe ni comme ethnologue mais comme anthropologue, ce n’est pas tant par référence à la distinction établie par Lévi-Strauss ; mais parce que, m’éloignant de la vision essentialiste de l’ethnicité et de l’inter-ethnicité, je me suis rapproché de la dynamique des carrefours, de la cohérence des « espaces de dispersion », dont le sud-est asiatique est d’abord et avant tout empreint. Après avoir été directeur de l’IRSEA (Université de Provence – CNRS) de 2008 à 2011, j’ai pris mes fonctions en tant que directeur de l’IRASEC à Bangkok (MAEE – CNRS) à partir de septembre 2012.

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14 mars 2013

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