Seroprevalence and preventive practices of dengue and chikungunya among school children in Bangkok : Gaps in prevention and vaccination strategies
Article
L’article sur la séroprévalence des infections par la dengue et le chikungunya chez les enfants âgés de 10 à 15 ans à Bangkok auquel Éric Daudé a participé en partenariat avec Chulalongkorn university et l’Administration métropolitaine de Bangkok (BMA), est paru dans Plos Negelected Tropical Disease.
La dengue et le chikungunya, deux maladies transmises par les moustiques du genre Aedes, continuent de constituer un problème de santé publique majeur en Thaïlande, en particulier pendant la saison des pluies. Malgré les efforts continus de lutte antivectorielle, l’incidence des infections reste élevée, avec une tendance à la hausse observée pour le chikungunya. Cela souligne la nécessité de mesures de contrôle supplémentaires, notamment la vaccination, afin de réduire la charge de morbidité et la prévalence de ces maladies. Cette étude vise à évaluer la séroprévalence des infections par la dengue et le chikungunya chez les enfants âgés de 10 à 15 ans à Bangkok, ainsi qu’à évaluer les connaissances, attitudes et pratiques (KAP) liées à la prévention des maladies transmises par les moustiques.
Méthodologie
Une étude descriptive transversale a été menée dans 12 écoles de Bangkok. Des enfants âgés de 10 à 15 ans ont été inclus. La séroprévalence a été déterminée à l’aide de tests de diagnostic rapide (Abbott DENGUE IgG/IgM et Citest Chikungunya IgG/IgM) basés sur la technique d’immunochromatographie, à partir d’échantillons de sang prélevés au bout du doigt. Les parents ont rempli des questionnaires CAA, incluant les facteurs influençant les décisions de vaccination.
Principaux résultats
Entre juin et août 2024, 937 participants ont été recrutés, avec un âge moyen (écart-type) de 11 (1,6) ans ; 67 % étaient âgés de 10 à 12 ans et 33 % de 13 à 15 ans. La séroprévalence de la dengue était de 28,1 % (IC à 95 % : 25,2-31,0), tandis que celle du chikungunya était de 6,3 % (IC à 95 % : 4,7-7,9). Les évaluations des connaissances, attitudes et pratiques (KAP) ont révélé un niveau élevé de sensibilisation concernant les symptômes et la transmission ; cependant, des lacunes notables dans les comportements préventifs ont été identifiées. Seuls 14,8 % des personnes interrogées ont déclaré utiliser régulièrement un répulsif anti-moustiques, et 17,5 % inspectaient et éliminaient systématiquement les larves de moustiques de leur domicile.
Conclusion
La séroprévalence importante de la dengue et la tendance émergente du chikungunya chez les enfants à Bangkok soulignent le besoin urgent d’améliorer l’éducation communautaire et de renforcer les interventions de lutte contre les vecteurs. L’élargissement de la couverture vaccinale contre la dengue et la sensibilisation à la prévention du chikungunya, y compris l’étude de la mise en œuvre future d’un vaccin, sont essentiels pour atténuer les épidémies futures et réduire la charge de morbidité.







