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Voices from Boten

Nouvelle Note de l’IRASEC

Livre

Couverture Note n°22Souvanxay PHETCHANPHENG et Pascale HANCART PETITET 
IRASEC, Bangkok
avril 2026, 24 p.
English Language Texte en anglais

 

L’exode rural des jeunes au Laos est souvent motivé par un double objectif : échapper à la pauvreté et rechercher un autre mode de vie. Des études antérieures ont montré que l’exode rural s’accompagne à la fois d’opportunités économiques et de risques sexuels accrus. Cependant, on s’est moins intéressé aux populations sédentaires résidant dans des zones où l’activité migratoire est importante. Si la migration est souvent considérée sous l’angle des opportunités économiques, elle engendre également des vulnérabilités, en particulier dans les régions en plein essor comme les zones économiques spéciales (ZES). La présence des ZES a créé un environnement où les comportements et pratiques sexuels chez les jeunes locaux sont devenus de plus en plus risqués, mais ces risques sont souvent négligés. Les migrants comme les populations locales sédentaires sont affectés par l’évolution des normes sociales et les risques sanitaires, tels que les infections sexuellement transmissibles. De plus, la stigmatisation dont font l’objet les travailleurs du sexe, en particulier ceux issus de minorités ethniques comme les Khmu, contribue à un discours social plus large qui ignore les vulnérabilités d’autres groupes, tels que les élèves du secondaire, qui sont également exposés à des risques. Pour comprendre la migration, il faut prêter attention à la manière dont les migrants et les populations sédentaires sont impliqués et affectés par ces schémas évolutifs d’interaction, de risque et de jugement social.

 

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Souvanxay Phetchanpheng est anthropologue et membre associé de l’unité de recherche internationale TransVIHMI (Institut de recherche pour le développement, INSERM, Université de Montpellier). Depuis 2005, ses recherches portent sur la transmission des savoirs, la migration des jeunes des zones rurales vers les zones urbaines à des fins éducatives et les processus de mobilité sociale au Laos (https://www.researchgate.net/profil...).

Pascale Hancart Petitet est anthropologue et chercheuse titulaire à l’unité internationale TransVIHMI (Institut de recherche pour le développement, INSERM, Université de Montpellier). Depuis 2013, ses recherches au Laos s’inscrivent dans le domaine universitaire, à l’interface entre la santé publique et les arts, et à la croisée de l’anthropologie de la reproduction humaine, des savoirs vernaculaires et des technologies biomédicales, du genre, des migrations et des maladies infectieuses. Elle s’intéresse particulièrement à la co-construction de recherches transdisciplinaires (https://orcid.org/0000-0002-7377-8038) et à l’expérimentation d’approches innovantes en matière de production scientifique (théâtre forum, photo voice, intelligence collective) et d’initiatives mêlant arts et sciences (émissions de radio, films, spectacles de danse et de théâtre (https://anthroms.com/).

 

21 avril 2026